Souvenirs de la Sardaigne (Italie)

Souvenirs   de   la   Sardaigne   (Italie)

Tutti i compleanni devono essere festeggiati... ??? Dois-ton fêter tous les anniversaires... ??? (archives de mon ancien blog 31/08/2018)

 

En ce samedi 15 décembre 2018, cela fait exactement 40 ans pour moi Ornella, et ma sœur Paola bon anniversaire à toi ma chère sœur,  justement, peut-on se le souhaiter cet anniversaire... nous avons vécu et traversé tant de choses ensemble. Il y a 40 ans jour pour jour, nous étions avec maman, sur le quai à Cagliari (Sardaigne) en attendant d'embarquer sur un bateau qui devait nous éloigner de notre très nombreuse famille, de nos amis, de notre maison et de notre belle île qu'est la Sardaigne.

 

LES DEUX ÎLES CHÈRES A MON CŒUR

(un livre très intéressant avec de belles images que j'ai)

 

Corse-Sardaigne-docu.jpg

 

Contentes et en même temps si tristes..., nos visages sur les photos peuvent en témoigner mais, vous ne pourrez jamais voir l'état de nos cœurs.... ce jour-là, à cet instant précis ou le bateau s'éloigne du port petit à petit.... Nous sommes restées longtemps sur le pont à regarder la belle ville de Cagliari s'éloigner, puis les terres sardes pour ne plus les apercevoir du tout..., ne voyant plus que l'immensité de la Méditerranée, chacune essayant de cacher ses larmes à l'autre, nous n'en avons plus reparlé.

 

I MURALES EN SARDAIGNE LES PLUS CONNUS

(on en trouve dans plusieurs villes et villages dans toute l'île,

quelques images des Murales dans ce livre)

 

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Il y a peu de gens qui peuvent comprendre ce que nous avons vécu, nous n'en avons jamais parlé car, on nous a appris à ne rien dire, à être fortes et à accepter sans se plaindre ce que la vie nous envoie, et c'est ce que nous avons fait et continuons à faire encore aujourd'hui. Et puis, les femmes sardes sont fortes et fières avec de belles valeurs familiales que nous avons gardé et j'en suis très fière, de mes racines et traditions même si... je n'y suis pas née, la Sardaigne est ancrée en moi et le seras pour toujours. On peut enlever un Sarde de la Sardaigne mais, on ne peut enlever la Sardaigne du cœur d'un Sarde.

 

NURAGHE L'EMBLÈME DE LA SARDAIGNE

(il y en a plus de 7000 dans l'île, construits sans mortier

de la civilisation Nuragique qui n'a pas livrée tous ses secrets)

 

 

40 anni fà, il venerdi 11 agosto 1978, a causa di problemi familiari creati dalla disoccupazione, io e mia sorella, abbiamo assistito alla partenza di nostra madre e dei nostri due fratelli, dalla Sardegna verso la Francia con la speranza di trovare una vita migliore. La Francia che aveva già accolto mio padre e mia madre quando si sono sposati, e dove io e i miei fratelli siamo nati. Siamo restate assieme a nostro padre fino al mercoledi 4 ottobre 1978, data alla quale anche lui ha deciso di partire.

 



Ci siamo ritrovate sole, io a quasi 18 anni e mia sorella a 13 anni, con la consegna e l'obbligo di restare e sorvegliare la "nostra casa". Che cosa potevano fare 2 ragazze, e a chi chiedere aiuto se ci fosse stato un problema !!! In quel periodo avere il telefono in casa era un lusso che non potevamo offrirci, e la nostra più vicina famiglia si trovava à quasi 50 km.

 

LES NAVIRES DE LA COMPAGNIE TIRRENIA

(départ Cagliari-Sardaigne arrivée Civittavecchia-Rome,

puis le train à Rome via Modane, arrivées à Paris)

 

 

Siamo restate sole e impaurite durante un periodo che ci é sembrato durare un'eternità, sino a ché nostra madre venga a cercarci. Il venerdi 15 dicembre 1978 siamo partite anche noi verso la Francia, e il mercoledi 2 gennaio 1979 iniziavo a lavorare e Paola andava a scuola.

 

Il prossimo 15 dicembre farà 40 anni che abbiamo lasciato la nostra terra, la nostra grande famiglia, i nostri amici, le nostre radici senza aver nessuna scelta, per un'andata senza ritorno.

 

MA SŒUR ET MOI

(dans la rue ou nous avions notre maison familiale à 7 km de la mer,

nous y allions à pied, elle a été vendue il y a un peu plus de 10 ans)

 

 

Oggi

 

- ricordiamo e rendiamo omaggio a questo compleanno, per averci dato l'opportunità di avere una vita migliore, un lavoro, e la speranza di un futuro che non avremmo mai potuto immaginare nella nostra isola.

 

- ricordiamo senza rendere omaggio a questa data che ci ha allontante dalle persone che ci erano care, per certe di loro non ci é stata data la possibiltà né di dare un saluto, né un'ultimo abbraccio o una spiegazione.

 

Cio che ci attrista é, che malgrado questi 40 anni passati, molti giovani e molte famiglie subiscono ancora questo esodio, e noi sappiamo che non si fà mai con il cuore pieno di allegria.

 

DANS LE NAVIRE AVEC MA PETITE SŒUR

(ma mère nous prend en photo)

 

 

Abbiamo deciso, io e mia sorella, di racontare questo episodio della nostra vita per la prima volta, per chiarire e dire le cose semplicemente come sono state.

 

Certe persone, all'epoca hanno fatto correre falsi rumori, detto bugie o fatto interpretazioni varie di una situazione sulla quale nessuno sapeva niente.

 

CHANSON QUE J’ÉCOUTAIS A L'EPOQUE

(je la dédie à R... il se reconnaîtra,

car il a fait battre mon cœur pour la toute première fois)

 


 

NOTRE MÈRE ET NOTRE PÈRE

 (avant leur mariage, ils étaient fiancés)

 


 

SUR LE PORT DE CAGLIARI POUR L'EMBARQUEMENT

(zia N. notre tante qui nous a accompagnés au bateau,

ma sœur nous prend en photo.

Je n'aime pas les au-revoir ou les adieux... car ils sont tristes)

 

 

TRADUCTION DU TEXTE  

 

Il y a 40 ans de ça, le 11 août 1978, à cause de problèmes familiaux crées par le chômage, moi et ma sœur, avons assisté au départ de ma mère et de nos deux frères, de la Sardaigne vers la France avec l'espoir de trouver une vie meilleure.

 

La France, qui avait déjà accueilli mon père et ma mère après leur mariage et qui, nous a vu naître moi et mes deux frères. Nous sommes restées avec notre père jusqu'au mercredi 4 octobre 1978, date à laquelle lui aussi a décidé de partir.

 

Nous nous sommes retrouvées seules, moi presque 18 ans et ma sœur 13 ans, avec la consigne et l'obligation de "rester et surveiller notre maison". Que pouvaient bien faire deux jeunes filles, et à qui demander de l'aide en cas de problèmes !!! A cette époque, avoir le téléphone à la maison était un luxe que nous ne pouvions nous offrir, et notre plus proche famille se trouvait à environ 50 km.

 

CETTE CHANSON ME RAPPELLE DE TRÈS BONS SOUVENIRS

(les fêtes de Santa Maria et Santa Barbara à Burcei Sardaigne, 

en famille et amis, j'aimais déjà les guitares électriques à l'époque...)

 

  

Nous sommes restées seules..., à vivre avec la peur au ventre, durant une période qui nous a semblé durer une éternité, jusqu’à ce que notre mère vienne nous chercher. Le vendredi 15 décembre 1978, nous sommes parties nous aussi vers la France, et le mercredi 2 janvier 1979,  je commençais à travailler comme caissière à Monoprix et Paola allait à l'école.

  

Le prochain 15 décembre, cela fera 40 ans... que nous avons quitté à notre tour, notre terre, notre grande famille ainsi que nos amis, sans avoir aucun choix pour un aller sans possibilité de retour.

 

LE MARIAGE DE NOS PARENTS A BURCEI

(dans l'église de Santa Maria di Monserrato. Lorsque j'étais enfant, 

moi aussi j'aimais aller voir les mariages, surtout les mariées. 

Je ramassait les grains de riz et de blé de "S'Arazzia*".

J'ai fait sourire ma sœur en lui montrant un petit sachet,

que j'ai ramassé lors d'un mariage il y a très longtemps...

sur le parvis de l'église à Burcei,

je le garde très précieusement en souvenir

 

 

* S'Arazzia : une assiette (pas ébréchée) que la maman de la mariée ou du marié ou de la famille, mais aussi des voisines cassent aux pieds de la mariée à la sortie de la maison ou après la cérémonie. C'est une jolie assiette avec des grains de riz, du blé, du sel, des pétales de fleurs, des bonbons, de la petite monnaie qu'on lance à la mariée ou aux mariés. Elle symbolise l'abondance et la prospérité, un souhait de bonheur, l'assiette doit se casser car sinon ce n'est pas de bon augure.

 

Toutes les photos sont de très mauvaise qualité car, j'avais un appareil jetable, et elles sont scannées, sur la photo ci-dessous, nous sommes toutes les trois car c'est ma tante qui prenait la photo.

 

A l'époque en 1978, les accompagnants pouvaient monter à bord des navires pour un dernier au-revoir. Puis le Commandant du navire, annonçait dans le haut parleur, qu'ils étaient priés de redescendre car nous allions appareiller.

 

MA MÈRE, MA SŒUR ET MOI SUR LA PHOTO

(à quelques minutes du départ...)

 

 

Aujourd'hui

 

- on se rappelle et on rend hommage à cet anniversaire, pour nous avoir donné l'opportunité d'avoir une vie meilleure, un travail et l'espoir d'un futur que nous n'aurions jamais pu imaginer dans notre île.

 

- On se souvient, sans rendre hommage à cette date qui nous a éloignées des personnes qui nous étaient chères, pour certaines d'entre elles, nous n'avons pas eu la possibilité de donner un dernier baiser ou une explication.

 

LE DRAPEAU DE LA SARDAIGNE

(sur le masque d'un sarde lors d'une fête)

 

 

Ce qui nous attriste, c'est que malgré ces 40 années passées, nous constatons que d'autres jeunes et d'autres familles, vivent encore cet exode qui ne se fait jamais de gaieté de cœur.

 

Nous avons décidé, ma sœur et moi de raconter cet épisode de notre vie pour la 1ère fois, (si quelqu'un veut en parler, je suis, prête à le faire), pour dire simplement la vérité et comment les choses se sont passées.

 

Certaines personnes, à l'époque, ont dit des mensonges, fait courir de fausses rumeurs, et se sont permis d'interpréter une situation que personne ne connaissait. 

 

Ci sono bugie che più che ferire, deludono...  

Il y a des mensonges qui plus que blesser, déçoivent...

ed é più grave, perché le ferite si curano 

et c'est bien plus grave, car les blessures se soignent

le delusioni no... !

les déceptions non... !

 


 

Je vous joins, deux très beaux textes que ma sœur Paola a écrit, je les ait trouvés très beaux et émouvants, je lui ait demandé si je pouvais les publier, elle m'a répondu si tu veux.

 

J'aurais pu écrire exactement les mêmes choses, car mon ressenti est le même. J'ai été très émue et surprise de les lire, (elle écrit beaucoup je vous en mettrais à l'occasion... avec son accord) et aussi de voir que nous ressentons les mêmes émotions, mais nous avons vécu tant de choses ensemble... :

 

Qui sommes-nous ?

 

Comme tous les enfants d’immigrés, et émigrés nous-mêmes, nous portons ancrés dans notre cœur une nostalgie de ce qui a été, de ce que nous avons connu.

 

Nous avançons entre deux réalités... entre deux imaginaires...

 

Tant de questions qui restent en suspens...

 

Qui sommes-nous réellement ???

 

Qui aurions-nous été si nous étions restés dans notre pays d'origine ???

 

Nos vies auraient-elles été différentes de ce qu'elles sont ???

 

Que de questions sans réponses, avec lesquelles il nous faut composer, aller de l'avant...

 

Nous sommes la somme de tous ces moments vécus ici et ailleurs, de toutes les personnes que nous avons croisés, aimées, perdues, toutes celles qui ont étés jaunies ou effacées par les années et les méandres de notre mémoire parfois défaillante...

 

Avec les années, je ne peux qu’espérer que nous sommes "juste nous", ce que nous aurions été si cet ailleurs avait existé pour nous.

 

(Paola)

 

UN CHANTEUR QUE MA SŒUR AIMAIT ET AIME

(les paroles de cette chanson sont très belles,

elle garde encore depuis cette époque,

son Walkman et la Cassette "nos Cd de l'époque" de Lucio Battisti)

 


 

Traduction du Texte

 

Chi siamo ?

 

Come tutti i bambini di emigrati, emigrati noi stessi, portiamo ancorati in fondo al cuore una nostalgia di quel che é stato, di cio che abbiamo conosciuto.

 

Andiamo avanti tra due realità... tra due imaginari...

 

Tante domande che restano sospese...

 

Chi siamo realmente ???

 

Chi saremmo stati se fossimo restati nel nostro paese di origine ???

 

Le nostre vite sarebbero state differenti di quello che sono ???

 

Quante domande senza nessuna risposta, con le quali bisogna comporre, andare avanti...

 

Siamo la somma di tutti questi momenti vissuti qui e altrove, di tutte le persone incontrate, amate, perse, tutte quelle che la nostra memoria ha sbiadito o cancellato con gli anni  nei dedali della nostra memoria che fallisce...

 

Con il passare degli anni, posso solo sperare que siamo "solo noi", quelli che saremmo stati se quell'altrove avesse esistito per noi.

 

(Paola)

 

DEUX BONNES AMIES

(comme l'étaient ma sœur et sa copine)

 

 

Pensieri per un'amica

 

Ancora tutt'oggi mi chiedo come sarebbe stata la mia vita se avessimo vissuto a fianco io et té, come quando eravamo bambine.

 

Come sarebbero andate le nostre vite ?

 

Sarebbero state uguali a quel che sono ?

 

Sono felice di averti incontrato, di avere vissuto quella piccola parte della mia infanzia al tuo fianco.

 

E purtroppo, sono infinitamente triste perché non abbiamo condiviso tutte quelle cose, le più importanti della vita.

 

Abbiamo cresciuto, vissuto, ci siamo sposate lontane l'una dall'altra.

 

Le gioie che abbiamo conosciuto, quelle che ci hanno inondato il cuore e fatto volare l'anima, e i nostri sogni, sarebbe stato bello poter parlarne con té.

 

E la tristezza, il dolore, gli scogli che la vita ci impone, la perdita dei nostri cari, dei nostri sogni, tutto cio che ci ha spezzato il cuore avremmo dovuto parlarne insieme, ci saremmo dovute sostenere, consolare.

 

Vorrei dirti, che mi sei mancata tanto durante questa vita lontana, e dirti che mi manchi ancora tanto...

 

(Paola)

LA MANCANZA - LE MANQUE...

 

 

Traduction du Texte

 

Pensées pour une amie

 

Encore aujourd'hui je me demande comment aurait été ma vie si nous avions vécu côte à côte toi et moi, comme lorsque nous étions enfants.

 

Comment auraient été nos vies ?

 

Auraient-elles été pareilles à ce qu'elles sont ?

 

J'ai été heureuse de t'avoir rencontrée, d'avoir vécu cette petite partie de mon enfance à tes côtés.

 

Et pourtant, je suis infiniment triste car, nous n'avons pas partagé toutes les choses importantes de la vie.

 

Nous avons grandi, vécu, nous nous sommes mariées loin l'une de l'autre.

 

Les joies que nous avons connues, celles qui ont inondés nos cœurs et fait voler nos âmes, et nos rêves, j'aurais aimé pouvoir en parler avec toi.

 

Et la tristesse, la douleur, les écueils que la vie nous impose, la perte de nos proches, de nos rêves tout ce qui a brisé notre cœur, nous aurions du en parler ensemble, on aurait du se soutenir, se consoler ensemble.

 

Je voudrais te dire, que tu m'as tellement manquée pendant cette vie lointaine et te dire que..., tu me manques tellement encore.

 

(Paola)

 


 

On ne voit bien qu'avec le cœur 

 

L'essentiel est invisible pour les yeux.

 

(Le Petit Prince de Saint-Exupery)

 

- - - - - -

 

Non si vede bene che col cuore.

 

L'essenziale é invisibile agli occhi.

 

(Il Piccolo Principe Saint-Exupery)

 

Ab.jpg

 

18:41 Commentaire publié sur mon ancien blog par ma sœur Paola :

 

Parce que ensemble nous sommes toujours plus fortes...... on peut se reposer sur l'autre, reprendre son souffle..... et repartir pour aller de l'avant et toujours plus loin.

J'ai été... je suis... et je serais toujours là pour toi ma sœur.

Cette note que tu publies c'est nous, notre histoire, notre réalité.

JTM Paola

 

Écrit par : Paola | 31/08/2018

  

Réponse au commentaire de ma sœur Paola :

 

Ma chère sœur,

merci pour ton gentil et combien vrai commentaire.

Oui nous sommes plus fortes à deux, tu as toujours été là pour moi, pour nous et je ne t'en remercierai jamais assez d'être toujours à mes côtés. Oui on peut se reposer et reprendre son souffle pour repartir encore et toujours plus loin grâce à ton amour et à tes attentions (avec Jacques aussi). Merci Paola, moi aussi je serais toujours là pour toi ma chère sœur pour quoi que ce soit. Oui c'est notre histoire, en la relisant terminée, j'ai pleuré mais peu importe... c'est notre vie. Je t'Aime ma chère sœur, encore merci pour tout, allez... nous sommes prêtes pour d'autres belles aventures.

 

Écrit par : Ornella | 31/08/2018

 

LA MAIRIE DE CAGLIARI CAPITALE DE LA SARDAIGNE

(à gauche les drapeaux de : l'Europe, l'Italie, la Sardaigne

et le rouge et bleu ce sont les couleurs de la ville de Cagliari)

 

CAGLIARI MUNICIPIO 1.jpg

 

La chanson est une très belle chanson d'amour que tous les sardes connaissent et aiment, elle est chanté par la très belle et talentueuse chanteuse Gabriella Cambarau. Elle est née en France en Seine et Marne (dans la même ville que moi et mes deux frères, ma sœur étant née en Sardaigne à Cagliari) mais de Burcei en Sardaigne qui est le village de notre famille commune. Elle est accompagné par Mariano Cogoni à la guitare, très belle interprétation par ce duo. Bisous à ma famille et amis en Sardaigne.  

 

 



15/12/2018
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